Ne pas retomber dans le piège

Loin des feux d'artifices et de la ferveur du Nid d'oiseau, les Bleues se coucheront tôt, ce vendredi. Dès les premières heures du jour samedi, elles disputeront leur premier match face à l'Angola, qui les avait battues lors du dernier mondial.
La nuit promet d'être courte. Mais les heures qui séparent encore les Femmes de défis de leur première sortie, samedi face à l'Angola, augurent - elles - d'être longues. Contraintes de se lever à 5 heures, les Tricolores ne participeront pas à la cérémonie d'ouverture, qui débute dans quelques heures dans l'écrin du nid d'oiseau. « Je ne pense même pas qu'on la regardera à la télévision, nous allons dormir », confiait hier, au cours d'une promenade au marché de la soie, Nina Kanto.Alors que toute la planète aura les yeux rivés sur Pékin, sur ce stade où tout va vraiment commencer, les Bleues seront d'ores et déjà tournées vers ce premier match. Face à l'Angola. Un collectif africain qui ne laisse guère de bons souvenirs aux filles d'Olivier Krumbholz. En décembre dernier, lors du mondial organisé en France, les Françaises avaient été mises en déroute, à Metz, par la troupe des championnes d'Afrique. « Bien sûr qu'on a une revanche à prendre, poursuit Nina. Et puis, pour moi, cette rencontre aura une saveur particulière ».
Gérer la domination
La pivot tricolore n'a pas oublié le scénario qui avait amené les siennes à chuter face aux Angolaises. « Il ne faut pas croire que c'était de la chance. Nous avions le match en main. Nous avions Marcelina (Kiala) et Ilda (Bengue) à l'oeil. Et puis Naïr Almeida, une jeune arrière s'est jouée de tout ça. Je crois qu'on a retenu les leçons. Mais il faut rester vigilantes. »
Même si Marcelina Kiala n'est pas de la fête, après avoir pris sa retraite en janvier au terme du sacre continental. Ni le maître à jouer Jéronimo Neto, convalescent. L'équipe a donc été remodelée. Les cadres sont toujours là. Et qui sait si Vilvaldo Eduardo, nouveau responsable de l'équipe, ne va pas sortir une autre « Almeida » de son sac.
« Nous n'avions pas sous-estimé leurs qualités, se souvient à son tour la capitaine tricolore Stéphanie Cano. En revanche, on s'est rendu compte que la physionomie du match était différente. D'habitude, on part derrière et on a un bon finish. Là, on tenait le cap devant, et nous nous sommes faites rejoindre et doubler au dernier moment. On a compris qu'il fallait apprendre à gérer cette situation. D'être capable de dominer et de la gérer. On a beaucoup travaillé sur ça. Je pense qu'on a fait ce qu'il fallait pour ca la mésaventure ne se reproduise pas. »
Tout semble paré pour que nos femmes de défis réussissent leur entrée dans le tournoi. Pour suivre en direct le début de leur aventure, rendez-vous à 3 heures (heure française) devant vos postes de télévisions !
Source : http://www.femmesdedefis.com
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