LES PREMIERS CHOIX

| Après deux stages, à Capbreton et Bourges, l’équipe de France féminine va jouer deux matches amicaux, en Autriche contre l’Allemagne. A cette occasion, Olivier Krumbholz a commencé à réduire son groupe. Pour leur part, les garçons, qui reviennent d’un premier rassemblement à La Toussuire, s’en vont travailler à Dunkerque. L’effectif est encore au complet, mais plus pour très longtemps. |
| Après un stage essentiellement physique à Capbreton, l’équipe de France féminine vient de clôturer un rassemblement à Bourges où l’accent a été mis sur le travail technique. A l’heure d’un premier bilan, à un mois tout juste de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, les troisièmes de suite pour ces dames, Olivier Krumbholz est plutôt satisfait : « Le groupe va bien. Le travail physique a porté ses fruits. On avait personnalisé le travail avant le premier stage. Ça a aidé les filles à bien se préparer avant qu’on se retrouve. Globalement, tout ce qu’on avait demandé a été respecté. Au niveau du hand proprement dit, on a manqué un peu de repères. Les filles ont du mal à élever leur niveau d’agressivité. En attaque, on a continué de travailler ce que l’on sait faire. On a aussi travaillé quelques nouveautés. En défense, on poursuit sur notre lancée, comme dans le jeu sur tout le terrain. » Les contre temps ? Une entorse au genou qui a pénalisé Alexandra Lacrabère (qui a rejoint Johanna Bouveret, Raphaëlle Tervel et Amélie Goudjo à Bera Bera) lors du séjour dans le Sud Ouest ; des problèmes à l’épaule qui pénalisent décidément beaucoup Angélique Spincer (lire plus loin). Ce week-end, Stéphanie Cano et ses copines vont se consacrer au jeu. Jeudi, elles mettent le cap sur l’Autriche, Innsbruck précisément, pour deux matches amicaux, samedi et dimanche, contre l’Allemagne, médaillée de bronze du dernier mondial. « On va enfin jouer, lâche le sélectionneur. Ce sont les deux premiers de nos cinq matches amicaux. Ils sont donc très importants. Ce sera une première évaluation du groupe. Sur certains postes, il y a une forte concurrence. On va voir ce que l’on est capable de faire contre une belle équipe. » Ces rencontres-là, Allison Pineau, Angélique Spincer, Wendy Obein et Katty Piéjos ne les joueront pas. Elles resteront en France. La première, qui rejoindra le groupe la semaine prochaine à Chartres, va soigner une douleur au genou. Elle reste une candidate pour une place aux Jeux. Pour les trois autres, si leur absence n’est pas rédhibitoire, ce sera très difficile d’être dans l’avion pour Pékin. Ce sont ce que l’on peut appeler les premier choix d’Olivier Krumbholz qui devra publier sa liste des quatorze heureuses élues le 21 juillet, juste avant le tournoi olympique d’Albertville. Le Lorrain aurait bien aimé avoir plus de temps, le tournoi savoyard notamment, pour rendre sa copie. Mais il s’accommodera du calendrier. « J’ai déjà ma petite idée, prévient-il, mais je la garderai pour moi. » |