« FAIRE PREUVE D’HUMILITÉ »...
| « FAIRE PREUVE D’HUMILITÉ » |
![]() Olivier Krumbholz, le sélectionneur national, a apprécié la semaine danoise. Mais les chantiers sont encore conséquents. |
| Quel bilan faites-vous de ce tournoi ? C’est une semaine très positive, de bon augure. Il n’y a pas grand-chose qui m’a déplu. Contre la Norvège, on était peut-être un peu en dessous sur le plan de la rigueur en défense, mais depuis qu’on a battu la Roumanie on a haussé notre niveau, même lors de la finale, dans des conditions pourtant difficiles à cause des blessures. L’apport du danger aux ailes se confirme, que ce soit à gauche ou à droite. La défense en 1-5 a vraiment donné satisfaction, on a beaucoup avancé sur ce dispositif qui à mon avis reste très opérationnel quand on est dynamique et dans la prise de risque. C’est certainement ce système qui nous permettra d’inverser le plus de rapports de force au cours du Mondial. Mais les filles savent bien que pour l’instant on n’a rien stabilisé. On progresse, il faut continuer les efforts et faire preuve d’humilité. Je reste très humble car je suis persuadé que les matches du Mondial seront beaucoup plus difficiles, plus engagés. Le nombre et la nature des blessures sont préoccupants… C’est depuis longtemps le seul facteur qui nous pénalise et qui nous inquiète. C'est très, très problématique, parce que ça nous perturbe dans le travail, on ne sait pas qui pourra faire le Mondial et qui ne le pourra pas. On est inquiet. Et quand on regarde les autres équipes sur ce tournoi, on est quand même bien plus pénalisé qu’elles. Le quart de finale du Mondial sera le huitième match de la compétition. Sur le plan physique, et hormis le problème des blessures, quels enseignements peut-on tirer de ces cinq matches en six jours ? On termine très fatigué mais dans un très bon état dans le sens où on n’a pas pu tourner autant que d’habitude. C’est la preuve que les filles sont en bonne condition physique, on le savait car elles ont beaucoup travaillé cet été. Les filles qui ont été beaucoup utilisé sont très solides physiquement, je pense à Camille Ayglon et Allison Pineau en particulier. C’est pour ça qu’on investit sur elles car on sait que la route sera longue au cours du Mondial. Dans quels secteurs allez-vous axer le travail d’ici aux championnats du monde ? On a un maximum d’images vidéo grâce à ces cinq matches. On va analyser ça secteur par secteur, joueuse par joueuse, et essayer d’utiliser le temps au mieux pour régler le plus de problèmes possible. Tout est encore très perfectible. La défense en 0-6 est pour le moment en suspens car on est privé de Myriam (Borg) et de Nina (Kanto) dans la charnière centrale. C’est pareil pour la défense 2-4, il nous manque trop de bons défenseurs et en plus on veut la cacher donc ça ne servait à rien de la sortir dans les conditions actuelles. La liste des seize joueuses pour le Mondial se dégage-t-elle petit à petit ? On a forcément des enseignements, les joueuses sont les premières à les avoir vus. La concurrence va être assez féroce, surtout si la quasi-totalité des blessées est opérationnelle en fin de préparation. Certaines ont marqué des points, c’est évident. Je n’ai pas trop envie de sortir des noms. Tout ce que je peux dire c’est que la liste sortira au dernier moment et qu’elle risque d’être amputée d’un ou deux noms pour se donner une sécurité. On a trop d’incertitudes, il est fort possible qu’on aborde le Mondial à dix-huit joueuses avec seulement quatorze inscrites officiellement. |
